Rééducation générale des patients
Après la pose d’une PTG qui est une opération assez importante, chaque patient doit obligatoirement passer par une phase de rééducation.
La plupart des patients choisissent de faire leur rééducation chez un kinésithérapeute. Mais il est important qu’avant l’opération les patients s’approprient des exercices simples qui leur permettront, une fois la prothèse posée, de mener au mieux leur rééducation. La rééducation commence dès le réveil du patient après son opération. En effet, il peut déjà bouger la cheville et les orteils, voire même faire quelques pas dès le soir ou le lendemain matin. De retour chez eux, les patients doivent s’efforcer de continuer à faire travailler leur genou en faisant par exemple des flexions au bord d’une chaise, en s’asseyant et se relevant ou tout simplement en marchant. Les étirements aussi sont importants, il ne faut donc pas les négliger. Attention il ne faut jamais forcer pendant les exercices.
Le but de cette période post opératoire est de soulager le genou et de faire baisser au maximum la douleur. Le but est aussi de récupérer une certaine souplesse et une stabilité du genou. Évidemment, la récupération ne se fera pas de la même manière chez tous les patients car elle dépend de la qualité des ligaments, muscles et tendons de chacun. La rééducation permet avant tout d’améliorer sa qualité de vie.
Objectifs au bout de 2 mois après l’opération
- Le genou devrait déjà ne plus faire mal (une légère douleur peut persister)
- Le genou ne doit pas être trop gonflé
- Le patient doit avoir récupéré une bonne extension
- Le patient doit être capable de fléchir son genou à un peu plus de 90°
- La marche ne doit plus poser problème
Statistiques sur le rééducation des patients ayant reçu une PTG
Nous avons réalisé un questionnaire pour les personnes ayant bénéficié d’une PTG. Nous nous sommes déplacées dans plusieurs hôpitaux et centres de rééducation tels que la polyclinique Saint-Jean chez le docteur ROCH, au centre hospitalier d d’Antibes à La Fontonne, au centre de rééducation E3S, à l’hôpital Pasteur de Nice et au centre de kinésithérapie de Cagnes-Sur-Mer Kinéazur. Toutes les réponses n’étaient pas favorables, ce qui explique le nombre limité de réponses au sondage. Après plusieurs démarches administratives et modifications de notre questionnaire nous avons reçu l’accord de Kinéazur et de l’IULS : le service de chirurgie orthopédique de la hanche et du genou à Nice. Nous avons également interrogé plusieurs personnes de notre entourage et avons rencontré du personnel de santé comme le kinésithérapeute Bruno Clémente et le patient Dominique Gérard qui nous a fourni à plusieurs reprises des informations sur son expérience, son hôpital, son médecin et son centre de rééducation. Nos statistiques se basent ainsi sur 57 réponses. Tous les diagrammes et graphiques suivants ont été réalisés par nos soins à l’aide de l’outil « Pages ».



Nous leur avons demandé s’ils arrivaient à pratiquer leur activité sportive comme avant.

74 % des patients ont répondu « non ». Généralement, il est déconseillé aux patients de continuer à pratiquer une activité sportive très physique et « violente » pour le genou, telle que le judo ou le ski. Cependant, les patients peuvent pratiquer des sports qui aident à leur rééducation tels que la natation ou la marche. Les personnes qui pratiquaient exclusivement la marche sont restées très actives et évoquent plus de facilité.
Nous avons également évalué grâce à l’EVA (Echelle Visuelle Analogique) la douleur des patients, c’est-à-dire le niveau de douleur des patients sur une échelle de 1 à 10, en fonction du temps.

Nous avons étudié les mouvements de flexion et extension des jambes des patients ayant répondu à notre questionnaire.

36 personnes sur 57, soit environ 63 % , sont capables de réaliser une flexion complète après l’opération. Tandis que 45 patients sur 57, soit environ 79 %, sont capables de réaliser une extension.
Enfin, nous avons demandé, dans un cadre global, si ces personnes étaient satisfaites de leur PTG.

89 % des personnes sont heureuses de leur PTG. Elles disent avoir moins de douleurs, plus de facilité à marcher, récupéré leur mobilité, et pouvoir rester très actives. Parmi, les 11 % n’étant pas satisfaites, 3 personnes ont été sujettes à une algodystrophie. Cette complication liée à la pose de la PTG sera développée à l’oral.
Le temps moyen de rééducation des patients ayant été interrogés est de 2 mois.
Le temps médian est cependant, lui, de 2 mois et demi.
Voici le questionnaire final distribué aux 57 patients ainsi que l’autorisation de l’hôpital:

